Journal de Graham Lawson - 17 août 1921

Un séjour à Paris est décidément toujours fort distrayant. Je viens de passer la nuit au commissariat suite à un petit incident.

Hier soir nous nous sommes rendu chez Mme Cécile Ménard, la voyante bien connue, pour prendre contact avec Sigmund, le chat du défunt professeur Cailloux. Celui-ci était précautionneusement enfermé dans une cage au milieu de la table. Brusquement, en plein milieu de la séance, alors que le professeur Cailloux nous parlait par la bouche de Mme Ménard, le chat s'est mis à gonfler et a brusquement explosé, répandant ses tripes partout. A la place, la tête du professeur est apparue. Il s'est brusquement mis à lui pousser des ailes, la cage autour de lui a littéralement fondue et la tête s'est échappée par la fenêtre. C'est le moment que Prieur a choisi pour paniquer. Il s'est rué dans la rue et s'est mis à courir droit devant lui. Helmut quant à lui a été pris d'une véritable crise de rage et s'est mis à casser tout ce qui lui passait entre les mains dans la maison. J'ai eu toutes les peines du monde à le maîtriser. Quant à Prieur, Buck à fini par le retrouver, prostré au milieu d'une rue avoisinante.

Bien entendu, lorsque la police est arrivée, nous avons eu quelques peines à leur expliquer les évènements.

Ah, au fait, depuis que nous avons vu la conque au Museum, Helmut et Prieur passent la moitié de leur temps dans un état de semi prostration. Je crains que leur esprit ne soit en train de chavirer. Cet après-midi nous allons achever de trier les notes du docteur. Espérons que nos cauchemars vont aller en s'atténuant.

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